Expérimentations pour une création collective (1)

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Collecte dans l’espace public de lettres et de dessins (pictogramme).
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Récolte de matériels graphique.
Nous re-découvrons le quartier ensemble. Les élèves nous parlent de leurs quotidiens dans cette ville -Courneuve- ultra bétonner et en chantier permanent.
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Les 5e 5 sont une classe toute sympa, les enseignants – Bertrand et Guillaume- nous guident un peu et nous briffent sur la classe et ses « personnalités ». 28 gamins, 28 prénoms, 28 histoires. Tous et toutes très content.e.s de nous avoir fait découvrir les abords du collège.

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Extrait d’échange de mails suite à la première session :
« Théoriser permet une mise à distance de ce que l’on vit. Cela permet de trouver des mots sur ce que l’on à fait, ressentis et de tenter d’un trouver un sens. En tout cas, c’est un peu ma façon de faire. Avant d’entrer dans le Collège, j’avais bien conscience des difficultés quotidiennes, de la précarité (scolaire, financière, affective) des élèves, j’en avais conscience mais jamais je ne m’y était confronté.
Quand nous sommes passé devant les portes closes de la salle de permanence, quand la classe de 4e 3 à commencer son cours, c’est à ce moment que j’ai compris le contexte dans lequel nous étions. Un brouhaha presque constant qui perturbe à peu près tout et en premier lieux les élèves.

Alors comment aborder des questions de transmissions, d’autonomie, d’émancipation, quand l’on s’entend à peine faire l’appel ? Comment faire pour mettre en place des pratiques de groupe, l’apprentissage de la coopération et de l’entraide, tout en aidant un enfant de 12 ans à prononcer correctement « prospectus » ?

Il me semble que le projet que nous portons tous et toutes ensemble est un bon point de départ. Nous formons une sorte de démocratie direct et autogestionnaire avec les élèves. Un espace dans lequel tout les élèves peuvent « faire », où nous avons du temps pour chacun et chacune.
Simon Weil disait : « L’intelligence ne peut être menée que par le désir. Pour qu’il y ait désir, il faut qu’il y ait plaisir et joie. L’intelligence ne grandit et ne porte de fruits que dans la joie. La joie d’apprendre est aussi indispensable aux études que la respiration aux coureurs. » 
[…]

– « et par ici on peut rejoindre l’école? »

– « non faut pas passer par là, y’a les vendeurs de drogues … »

ou ( à la médiathèque )

– « moi je suis connu ici ! j’ai piqué des bouquins »

[…]

 

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